Editorial

Février 2019

 

            Les horloges tournent : moins de trente jours à l’heure où nous écrivons pour parvenir à sceller un accord entre les États-Unis et la Chine. Les États-Unis – avec l’affaire Huawei – maintiennent la pression tandis que la Chine fait patte de velours avec ses achats de soja (plus de 5 Mt) et de pétrole entre autres. Il y a de fortes chances qu’un accord puisse être conclu et formalisé lors d’une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping. Mais on le sait, avec la Chine, c’est lorsqu’un accord est signé que les négociations commencent vraiment. Et Donald Trump reste imprévisible. Son discours sur l’État de l’union fut triomphant et pour l’instant aucun des nombreux candidats démocrates à l’investiture ne sort du lot. Si cela peut avoir du sens dans son cas, on l’imagine presque serein. Le chaos vénézuélien lui donne même l’occasion d’être – presque – un homme d’État.

 

             Présentées fin janvier, les prévisions de CyclOpe sont relativement pessimistes après le « profil en cloche » de l’année 2018. La plupart des marchés restent frileux et même si on peut ne pas partager les prévisions macro-économiques les plus répandues à propos des États-Unis et surtout de la Chine, on ne voit guère de raisons d’anticiper un rebond de marchés, fortement collés pour la plupart à des niveaux planchers comme le pétrole, le sucre ou le nickel. À noter des perspectives encore plus baissières pour le gaz naturel liquéfié ou le soja qui reste – de loin – la plus « politique » de toutes les commodités.

 

           Mais bien entendu, nos prévisions sont réalisées à conditions géopolitiques et climatiques à peu près « stables ». Cela laisse une marge – bienvenue – aux aléas qui promettent de rendre cette année 2019 tout à fait passionnante.

 

Philippe Chalmin

 

 

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