Brèves de marchés

Avril 2019

 

D’après Sucden, le déficit sucrier mondial serait de l’ordre de 4 Mt sur la campagne 2019/2020, après 500 000 t en 2018/2019. Les principales baisses de production viendraient de Thaïlande et d’Inde.

 

Début mars, la Chine a acheté 24 000 tonnes de viande de porc aux États-Unis. C’est le plus gros achat depuis avril 2017.

 

Alors que la Tripartite Rubber Council (Thaïlande, Indonésie, Malaisie) avait décidé d’une diminution de 240 000 tonnes des exportations de caoutchouc naturel sur quatre mois à compter d’avril, la Thaïlande a décidé de retarder cette mesure du fait des élections locales.

 

La Chine a acheté 300 000 tonnes de maïs américain, mais par contre a décidé d’un embargo total sur le colza canadien notamment en provenance de Viterra, la filiale de Glencore. Le Canada exporte pour $ 2 milliards de graines de colza sur la Chine, mais subit là les conséquences de l’affaire Huawei.

 

Des menaces de cyclone en Australie ont poussé les prix du minerai de fer à Dalian à $ 99 la tonne au plus haut depuis 2013. La cotation cf port chinois (Argus) était à $ 88,50 début avril.

 

Ce sont près de 500 000 hectares de terres agricoles qui ont été inondées fin mars aux États-Unis entre les Dakota et le Missouri. Près de 15 % de la capacité américaine de production d’éthanol ont été aussi affectés.

 

Devant la chute des prix du café, le gouvernement brésilien envisage de proposer aux planteurs des options « put » ce qui reviendrait à mettre en place un prix plancher. Début avril, l’Arabica cotait à New York 95 cents/lb. Pour 2018/2019, le marché mondial serait en excédent de 3,06 millions de sacs après 4,16 en 2017/2018.

 

D’après l’ICSG, le marché du cuivre a été déficitaire de 387 000 tonnes. Pour l’INSG, le déficit du marché du nickel a été de 12 700 tonnes en 2018 et serait encore de 33 000 tonnes en 2019.

 

Même si les prix de la pâte à papier ont un peu reculé, ils restent à des niveaux record grâce à la demande chinoise. Ceci a fragilisé un peu plus l’aval de la filière papier.

 

La « bulle » du palladium a-t-elle éclaté ? En tout cas, le marché s’est violemment retourné pour retomber à un peu plus de $ 1 350 l’once. D’après Johnson Matthey, le marché serait déficitaire d’un million d’onces en 2019.

 

Légère stabilisation du marché du bitcoin, loin quand même de ses sommets du début de 2018.

 

D’après un sondage de Reuter, le prix moyen du cuivre en 2019 serait de $ 6 397 la tonne. Il n’y a pas beaucoup de nouveaux investissements arrivant à maturité alors que la production de Grasberg (Freeport) et de Mutana (Glencore) devrait diminuer.

 

D’après l’AIE, la production américaine de pétrole (en incluant les NGL et autres hydrocarbures) passerait de 15,5 mbj en 2018 à 19,6 mbj en 2024. La seule production de pétrole brut atteindrait 13,4 mbj contre 11 mbj en 2018.

 

Il se murmure que les États-Unis viseraient une réduction des exportations de pétrole de l’Iran de 20 % supplémentaire à moins d’un million bj. En mars, l’Iran a exporté entre 1 et 1,1 mbj (1,05 d’après Kpler).

 

D’après l’OPEP, la demande de pétrole qui lui sera adressée en 2019 serait en moyenne de 30,46 mbj, soit 130 000 bj de moins que sa production actuelle (30,55 mbj en février). D’après l’OPEP, l’augmentation de production des NOPEP serait de 2,24 mbj en 2019. Quant à l’AIE, elle estime que le marché mondial pourrait être en léger déficit (500 000 bj) au second trimestre.

 

En avril, la production américaine de pétrole de schiste (shale oil) battrait un nouveau record à 8,59 mbj d’après l’IEA : 4,18 mbj pour le Permian, 1,46 mbj pour le Bakken, 1,44 mbj pour Eagle Ford.

 

L’Arabie saoudite réduit ses fournitures de pétrole au marché avec un objectif clair : faire de $ 70 le baril un véritable plancher ! En mars et avril, l’Arabie saoudite passerait en dessous de 10 mbj !

 

Effondrement du prix du GNL en Asie à $ 4,65 le mbtu, au plus bas depuis mai 2016. En novembre, on était à $ 10,90. ceci a poussé à la baisse les prix européens qui sont au plus bas depuis 2019.

 

En mars, la production de l’OPEP est tombée au plus bas depuis quatre ans à 30,4 mbj, soit 135 % des engagements de réduction des quotas. A elle seule, l’Arabie saoudite a diminué sa production de 220 000 bj.

 

En mars, le Venezuela a réussi à maintenir des exportations de pétrole de 1 mbj, vers l’Inde, la Chine et Singapour, l’Europe (17 %) et Cuba.

 

Forte chute des prix du charbon en Australie : $ 72 la tonne fob Newcastle, 40 % plus bas que durant l’été 2018. Ceci intervient alors que les négociations annuelles avec les utilities japonaises se sont conclues à $ 94,75 (-14 %).

 

Le marché du cobalt poursuit sa chute à $ 13,90/lb soit une perte de 47 % depuis le début de l’année.

 

Alors qu’un léger vent d’optimisme commence à souffler sur le monde du sucre, les prévisions de la Commission européenne restent prudentes…

 

Légère stabilisation du marché du bitcoin, loin quand même de ses sommets du début de 2018.