Brèves de marchés

Juillet-Août 2018

 

En mai, la Chine a importé 94,14 mt de minerai de fer (91,52 mt en mai 2017) ce qui fait 448 mt sur cinq mois. La production d’acier a atteint un record de 2,9 mt par jour avec une marge moyenne de $ 110 par tonne. Sur cinq mois, la production d’acier a été de 370 millions de tonnes en hausse de 5,4 %.

 

La décision de l’OPEP d’augmenter sa production de pétrole se traduira dès juillet par une hausse de la production saoudienne au niveau record de 11 millions bj.

 

D’après les estimations de Roskill, la demande mondiale de cobalt atteindrait 310 000 tonnes en 2027 contre 118 000 tonnes en 2017. La demande pour les batteries s’élèverait à 240 000 tonnes.

 

Sur les cinq premiers mois de 2018, les importations chinoises de pétrole ont augmenté de 690 000 bj et celles de l’Inde de 272 000 bj, ce qui fait un total de 962 000 bj à comparer au 1,4 mbj que l’AIE anticipé comme augmentation de la demande mondiale en 2018. Par ailleurs, en juillet, la Chine devrait importer 450 000 bj de pétrole américain !

 

Mauvaise récolte de blé en Égypte avec une collecte de seulement 3,15 mt contre des prévisions de 3,5 à 4. L’Égypte devrait importer 12,5 mt sur 2018/2019.

 

À la mi-juin, le charbon vapeur était au plus haut depuis 2012 à $ 115 la tonne fob Newcastle (Australie). Ceci est lié à la vague de chaleur qui touche l’Asie et qui se traduit par une demande supplémentaire d’électricité (cooling season). En 2016, la tonne de charbon était descendue à $ 50. Parallèlement, le marché du GNL en Asie est lui aussi en ébullition à plus de $ 10 le mbtu.

 

Forte hausse des prix du bois d’œuvre (lumber) en Amérique du Nord à la suite de feux de forêts, d’invasions de capricornes et surtout des menaces de taxes sur les États-Unis (20,8 % depuis avril).

 

Des perspectives négatives aussi pour la Russie avec une récolte de grains attendue par les experts entre 115 et 120 millions de tonnes contre un record de 135 mt en 2017.

 

En 2017, les échanges mondiaux de GNL ont atteint 38,2 milliards de pieds cube, en hausse de 10 % par rapport à 2016. Il y avait 19 pays exportateurs et 40 pays importateurs. Le premier importateur mondial a été le Japon (11 mds) devant la Chine (5,2).

 

À nouveau, la Libye soutient le marché du pétrole avec l’attaque à la mi-juin des ports de Ras Lanuf et d’Es Sider provoquant une baisse d’exportation estimée à 240 000 bj. Par ailleurs, en mai, certaines estimations mettent la production du Venezuela à 1,39 mbj au plus bas depuis les années cinquante. Pendant ce temps-là, à Vienne, les représentants de l’OPEP rencontraient quelques dirigeants pétroliers américains, producteurs de shale oil, comme Harold Hamm (Continent Oil) ou John Hess.

 

Le secteur pétrolier américain s’inquiète des mesures prises par les États-Unis sur les importations d’acier. En effet, d’importants programmes de construction de pipelines sont en cours et 77 % de l’acier est importé souvent sans alternative de production locale pour ce type d’aciers spéciaux.

 

L’Inde a mis en place des sanctions contre les États-Unis : elles touchent notamment les amandes dont l’Inde est le premier importateur mondial en provenance des États-Unis (la moitié des exportations américaines). L’Inde va aussi taxer les pois chiches… Par contre, il semblerait que l’Inde ait décidé d’obtempérer aux sanctions américaines contre l’Iran et réduise de manière très forte ses importations de pétrole iranien.