Brèves de marchés

Octobre 2018

 

D’après l’IIF (qui réunit les principales banques dans le monde), les exportations de pétrole et de condensats de l’Iran auraient diminué de 800 000 bj à 2 mbj entre avril et septembre.

 

La moyenne des prévisions de l’AIE, de EIA et de l’OPEP donne une augmentation de consommation de pétrole de 1,53 mbj en 2018 et de 1,46 mbj en 2019. Les trois estiment que la production NOPEP sera excédentaire de 580 000 bj. De manière globale, deux consultants ont des visions totalement différentes : Rapidan (USA) anticipe un excédent de 1 mbj en 2019 alors que Energy Aspects (UK) voit un déficit de 300 000 bj avec une situation très tendue au dernier trimestre 2018. Les deux auront peut-être raison : tensions à court terme, détente à moyen terme. En tous cas, en septembre, l’OPEP n’a produit que 32,85 mbj, 90 000 de plus qu’en août et en fait les 12 membres de l’OPEP soumis à des réductions de quotas ont réduit leur production de 70 000 bj du fait de l’Iran et du Venezuela. Il semblerait que lors de la réunion de l’OPEP à Alger en septembre, la Russie et l’Arabie Saoudite aient proposé une hausse de production de 500 000 bj.

 

Le gouvernement australien a publié ses prévisions de prix pour 2018/2019. En année calendaire, cela donne pour 2019 et 2020, $ 52 la tonne fob et $ 51 pour le minerai de fer, $ 159 et $ 145 pour le charbon à coke.

 

Le gouvernement indien va donner des aides au transport du sucre vers les ports pour l’exportation. L’objectif pour l’Inde serait d’exporter 5 mt.

 

Forte remontée des prix de la laine aux enchères en Australie : une hausse de 20 % depuis le début de l’année à plus de A$ 20 le kg du fait de la sécheresse. La production devrait baisser de 4 % et le cheptel de 3 %.

 

Glencore a signé un contrat avec l’électricien japonais Tohoku Electric Power un contrat pour 2018/2019 (au 30 septembre) pour du charbon vapeur à $ 109.77 la tonne, en hausse de 16 % par rapport au contrat précédent.

 

Dans la perspective des élections de 2019, le gouvernement indien a augmenté les prix garantis aux agriculteurs, de 6 % pour le blé, de 5 % pour le colza.

 

En 2017, le taux de recyclage des papiers en Europe a été de 72,3 %, contre 40,3 % en 1991. 48,3 mt de papiers recyclés ont été consommés et 10,5 mt ont été exportés pour l’essentiel vers l’Asie.

 

Le marché spot du GNL ne cesse de se développer : en 2017, ce sont 77,6 mt qui auraient été traitées et c’est sur ce marché que vont arriver notamment les nouvelles capacités d’exportation américaines. Le marché mondial du GNL est de l’ordre de 300 mt et pourrait monter à 450 mt en 2025. Les taux de fret pour les méthaniers flambent à $ 95 000 par jour contre $ 30 000 à $ 40 000 entre 2015 et 2017.

 

En août, la Chine a importé 60 000 t de sorgho (-78,5 %), 330 000 t de maïs (-13,5 %), 140 000 t de blé (-51 %), 550 000 t d’orge (-29 %) et 92 587 t de viande de porc (+11 %) ainsi que 150 000 t de sucre (-24 %).

 

En août, l’OPEP+ a produit 600 000 bj de moins que son quota de pétrole du fait essentiellement de l’Iran dont la production serait tombée à 3,58 mbj alors que les autorités iraniennes parlent de 3,8 mbj. Néanmoins, à la réunion d’Alger, le 23 septembre, il n’a pas été question d’augmentation de production. L’OPEP s’attend en 2019 à une augmentation de production des NOPEP de 2,4 mbj pour une augmentation de la consommation de 1,5 mbj.

 

D’après l’OCDE, 52 mt de capacités nouvelles d’acier arriveront sur le marché entre 2018 et 2020 (avec des surcapacités estimées en 2017 à 561 mt…) : 31,5 mt au Proche-Orient notamment en Iran et 19 mt en Asie, surtout en Inde ainsi que 5,9 mt en Afrique pour l’essentiel en Afrque du Nord.

 

La demande de pétrole de l’Inde devrait passer de 4,7 mbj en 2017 à 10 mbj en 2040 selon des sources indiennes. D’après Total, le déficit global de l’Asie en 2025 serait de 35 mbj (27 en2018).

 

Le pétrole à $ 100 le baril devient une hypothèse crédible pour nombre d’acteurs à commencer par les dirigeants de Mercuria et de Trafigura. Bank of America parle de $ 95 en fin d’année et J.P. Morgan de $ 85/90. Le pétrole d’Oman, coté à Dubaï, a, en tous cas passé la barre des $ 90 ! (d’habitude l’Oman vaut moins cher que le Brent).

 

Le Brésil et l’Australie menacent l’Inde de plaintes à l’OMC si celle-ci met en place des subventions à l’exportation de sucre.

 

La plupart des analystes s’attendent à un déficit du marché du nickel en 2018 : 120 000 tonnes pour Norilsk, 73 000 tonnes pour Wood Mackenzie. Les prévisions de prix de Macquarie portent sur $ 18 000 la tonne en 2019.

 

Fortes tensions sur le marché de l’alumine qui cote plus de $ 600 la tonne sur le contrat du CME. Ceci est lié à des grèves en Australie et aux sanctions à l’égard de Rusal.

 

L’ABARES a diminué ses prévisions de récolte australienne de blé de 13 % à 19,1 mt du fait de la sécheresse.

 

En août, la Chine a produit un record (de trois ans) de 3,77 mbj de pétrole. Mais sur ce même mois, elle a raffiné 11,85 mbj.

 

Parmi les $ 60 milliards d’exportations américaines taxées à 10 % par la Chine on trouve le GNL. En 2017, la Chine avait importé 15 % des exportations américaines de GNL.

 

La Chine lance une stratégie de réduction de sa dépendance au soja américain en cherchant à réduire la part du soja de 20 % à 12 % dans les rations alimentaires de l’élevage porcin.

 

D’après CRV, le marché du lithium sera en excédent en 2018 de 22 000 tonnes pour une demande de 277 000 tonnes. En Chine, les prix ont baissé de moitié de $ 24 750 la tonne en mars à $ 13 000 en août.

 

En octobre, la production américaine de gaz naturel devrait atteindre le record de 73,1 milliards de pieds cubes contre 60,3 en octobre 2017.

 

La sécheresse en Australie, d’après l’ABARES, devrait entrainer une baisse de 6 % de la production de laine à 404 000 tonnes.

 

La production minière d’uranium diminue, de 165 millions de livres en 2016 à 140 en 2018 d’après BMD. Mais les stocks seraient de 800 mlb, soit quatre ans de consommation mondiale.

 

D’après deux ONG, les trafics illicites de matières premières (pétrole, diamants, ivoire…) représenteraient un chiffre d’affaires de $ 110 à $ 280 milliards.

 

À plus de $ 600 la tonne, le prix de l’alumine a augmenté de plus de 50 % en 2018 : ceci est dû à l’impact des sanctions américaines sur Rusal (11 % de la production mondiale) ainsi qu’à des réductions de production au Brésil chez Norsk Hydro.

 

Sur les sept premiers mois de l’année, la production minière de zinc a diminué de 2,2 %, celle de plomb de 4,3 %, dans les deux cas en particulier du fait de la Chine, en mal de minerai. Par contre, la production de cuivre a augmenté de 5 % au premier semestre grâce notamment au Congo. La production d’étain a augmenté de 1,9 % sur les sept premiers mois et celle de nickel de 13 % grâce essentiellement à l’Indonésie.

 

L’Indonésie devrait importer en 2018, 8,5 mt de blé ce qui en fait le deuxième acheteur mondial derrière l’Égypte. Sur l’année agricole 2017/2018, l’Indonésie a importé 10,5 mt derrière les 12,4 mt de l’Égypte.

 

La production mondiale d’avoine a été de 23 mt en 2017/2018 dont 3,2 mt ont été exportés pour moitié par le Canada devant l’Australie. Les deux principaux acheteurs sont les États-Unis et de plus en plus la Chine.

 

Aux États-Unis, la récolte de soja devrait atteindre un niveau record avec les rendements les plus élevés jamais enregistrés : 52,8 boisseaux/acre et des stocks de fin de campagne de 23 mt, un niveau là aussi jamais atteint.

 

Pour la première fois, la Côte d’Ivoire et le Ghana (62 % de la production mondiale de cacao se sont mis d’accord pour annoncer les prix au planteur : 750 FCFA en Côte d’Ivoire (€ 1.07) et 7 600 cedis au Ghana (€ 1.37).