Brèves de marchés

Avril 2017

 

À la suite d’un cyclone en Australie, les prix du charbon à coke ont flambé de 43 % à Singapour à $ 225 la tonne. À Shanghaï, on était proche de $ 200 la tonne. La Chine a remplacé l’Australie par des achats aux États-Unis.

 

Le Qatar relance le développement du North Field, le plus grand champ de gaz naturel au monde (ce champ est partagé par l’Iran qui l’appelle South Pars). Pourtant, le marché du GNL est excédentaire : 300 millions de tonnes de capacité pour un marché de 268 millions de tonnes en 2016.

 

En mars 2017, la Chine a importé plus de 90 millions de tonnes de minerai de fer. Néanmoins, les prix début avril étaient orientés à la baisse autour de $ 80 la tonne.

 

La Chine a maintenu son prix d’achat du coton dans le Xijang à l’équivalent de 122 cents/lb. la moyenne du prix mondial sur 2017-2018 serait de 73 cents/lb. Cela donne une idée des subventions chinoises.

 

À Hong Kong, le diamant rose Pink star de 59,60 carats a fait $ 71,2 millions chez Sotheby’s.

 

Les marchés des matières premières de la sidérurgie (fer, ferrailles, charbon à coke) semblent avoir atteint leur point haut en mars 2017 et se sont retournés malgré des chiffres record de production d’acier en février (+4,1 % par rapport à février 2016). En Chine, les prix de l’acier ont fortement baissé fin mars. Autre signe, la baisse du prix des ferrailles importées par la Turquie.

 

À eux trois, Vitol, Glencore et Trafigura représentent un volume de trading de pétrole (et de produits) de 17 mbj, de 22 si l’on ajoute Mercuria et Gunvor.

 

L’Inde a réintroduit une taxe de 10 % sur les importations de blé.

 

Aux États-Unis, flambée du prix du sable utilisé pour la production de pétrole et de gaz de schiste. De $ 15 à $ 20 la tonne en 2016, le marché est passé à $ 40. Depuis 2014, la demande a doublé à 120 millions de tonnes pour 2018.

 

En 2016-2017, Coal India, le premier producteur mondial de charbon va produire 570 millions de tonnes au moins (+5,8 %) une progression de 120 millions de tonnes en cinq ans ! Son objectif est le milliard de tonnes en 2020. En plus, l’Inde importe un peu moins de 200 millions de tonnes.

 

L’EIA américaine envisage maintenant une production de pétrole aux États-Unis de 9,53 mbj en décembre 2017 qui dépasserait les 10 mbj un an plus tard.

 

D’après l’ABARES, la production agricole australienne devrait battre un record en 2016-2017 à A$ 63,7 mds (€ 45,6 milliards).

 

Paradoxalement, le marché asiatique du pétrole demeure largement surcapacitaire : on estime qu’en mars, les expéditions vers l’Asie devraient à 714 millions de barils dépasser de 3 % celles de décembre 2016. Les prix sont tirés vers le bas y compris par l’Arabie Saoudite… Pourtant en mars, l’OPEP a rempli ses engagements à hauteur de 95 %.

 

La proposition de l’administration Trump de modifier la loi Dodd-Frank et notamment sa section 1502 sur les minerais de guerre inquiète les autorités congolaises qui y voient un risque d’exploitation minière par les guérillas actives au Congo.

 

Deux repreneurs pour l’aciérie Ilva de Tarnete : Arcelor Mittal associé à l’italien Marcegaglia et l’indien Jindal qui proposent chacun d’investir plus de 2 milliards d’euros. L’objectif est d’aller jusqu’à 6 millions de tonnes d’acier de production.

 

Forte remontée des prix de l’uranium de $ 18 la livre U3O8 en novembre 2016 à $ 25,50 début mars. Les prix des contrats à long terme sont à $ 33.

 

Le cobalt est l’un des produits les plus « chauds » de 2017, avec une hausse de 137 % du prix au premier trimestre à plus de 25 cents la livre. Au-delà d’un déficit de l’offre, il y a aussi du stockage spéculatif.

 

À l’échéance du contrat de mars sur l’ICE, Wilmar a pris livraison de 1,2 million de tonnes de sucre pour $ 512 millions. Ce n’est pas la première fois que le négociant de Singapour se livre à ce type de manœuvre.

 

Le régulateur ivoirien du marché du cacao (le Conseil du café cacao) fait face à une perte potentielle de 200 milliards de francs CFA ($ 327 millions) après le défaut des exportateurs locaux portant sur 350 000 tonnes.

 

En 2018, les États-Unis seront un exportateur net de gaz naturel et le troisième exportateur net du gaz naturel et le troisième exportateur mondial de GNL avec des capacités de liquéfaction représentant 8 % de la consommation américaine. Les premières exportations de GNL américain remontent seulement à février 2016. En 2016, 56 méthaniers ont quitté le terminal de Chenière à Sabine Pass.

 

Le Mexique serait sur le point de diminuer ses droits de douane (de 194 %) sur le maïs brésilien et argentin afin de permettre de concurrencer le maïs américain qui bénéficie de droits zéro.

 

L’estimation de l’USDA pour la récolte mondiale d’oléagineux (les sept graines majeures – soja, colza, tournesol, coton, arachide, coprah, palmiste) pour 2016-2017 bat à 558 millions de tonnes tous les records. Additionné aux 2573 millions de tonnes de céréales, cela veut dire que le monde aura produit plus de 3,1 milliards de tonnes de grains ! Pour 2017-2018, le CIG table sur une baisse de 3 % de la production de céréales.

 

L’augmentation de la production de blé en Australie (+45 % à 35 millions de tonnes) représente 0,5 % de plus pour le PIB australien.

 

Sur le maché du pétrole, il faut aussi tenir compte de l’augmentation de production du Brésil : 210 000 bj de plus en 2017 !

 

Les trois plus gros acheteurs mondiaux de GNL (Korea Gas, JERA du Japon et CNOOC en Chine) cherchent à modifier leurs contrats d’approvisionnement à long terme dans le sens de plus de flexibilité.

 

Les primes sur l’aluminium physique au Japon seront au second trimestre de 2017 de $ 128 la tonne entre $ 95 précédemment. Au même moment, la prime est de $ 220 la tonne dans le Midwest américain. D’après CRU, le déficit mondial – hors Chine – aurait été de 821 000 tonnes en 2016 et est anticipé à 1,3 million de tonnes en 2017. Mais d’après CRU, la Chine aurait été aussi en léger déficit en 2016.

 

D’après de premières estimations, les semis de soja aux Etats-unis devraient atteindre un niveau record de 89,4 millions d’acres (contre le record de 2016 de 83,4 millions). Par contre, les semis de maïs baisserait de 4,3 % à 89,9 millions d’acres.